mardi, mars 5

Quand marcher fait mal : vivre avec l’arthrose des articulations

178

La prothèse totale de hanche est une opération qui consiste à remplacer le cartilage et l’os abîmé de l’articulation par un implant prothétique. Ce type d’intervention est souvent réalisé chez les personnes atteintes d’arthrose de hanche ou coxarthrose.

Les caractéristiques d’une prothèse de hanche

La prothèse de hanche est composée :

Lire également : Quel âge pour le troisième âge ?

  • D’une tige fémorale
  • D’une tête sphérique
  • D’une cupule cotyloïdienne

Lorsque la hanche est en mouvement, la mobilité se fait entre la tête et la cupule. Autrement dit, la prothèse de hanche prend la place de la tête du fémur et du colyle dans le bassin. Cette intervention est actuellement très répandue étant donné les excellents résultats obtenus, notamment la disparition des douleurs et la récupération de la mobilité. Grâce à ce type d’intervention, les patients retrouvent leur autonomie, leur mobilité et la reprise de leurs activités quotidiennes. N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour une opération de prothèse de hanche à Paris, via ce lien. À la suite des opérations, les patients récupèrent rapidement si bien qu’ils ont tendance à oublier dans leur quotidien qu’ils sont porteurs d’une PTH ou prothèse totale de hanche. 

Les problèmes de hanche nécessitant la pose d’une prothèse totale

A lire également : Qui peut être payé en chèque emploi service ?

La mise en place d’une prothèse totale de la hanche est recommandée en cas d’arthrose (usure du cartilage). Cette perte de cartilage est souvent causée par une maladie ou un traumatisme comme :

  • Polyarthtite rhumatoïde
  • Fracture du cotyle
  • Infection dans l’enfance
  • Etc. 

L’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale (ONA) requiert également la pose de PTH. Il s’agit d’une défaillance au niveau de la vascularisation sanguine de la tête du fémur conduisant à sa destruction. Bien qu’il n’existe pas encore de cause précise retrouvée à cette ostéonécrose de hanche, certains facteurs de risque sont connus à savoir un antécédent de fracture du col, la prise de corticoïdes (notamment en bolus), la drépanocytose, les maladies systémiques ou de surcharge (lupus, maladie de Gaucher, …), la consommation abusive d’alcool, etc.

Comme la fracture du col fémur ne peut être réparée dans la plupart des cas, il est souvent nécessaire de remplacer la hanche endommagée, d’où la nécessité de la pose de PTH. En cas d’absence arthrose, la pose de la prothèse peut s’effectuer sur la partie fémorale fracturée de la hanche uniquement

En conclusion, la prothèse totale de hanche est recommandée en cas de douleurs chroniques ou de gêne fonctionnelle pouvant affecter la vie quotidienne de la personne. D’une manière générale, ce type d’intervention a lieu lorsque le traitement médical ne donne aucun résultat (infiltrations de corticoïdes, prise d’antalgiques quotidienne, prise d’anti-inflammatoires, …). 

Les autres cas nécessitant la pose d’une PTH

Outre les cas cités précédemment, d’autres critères permettent de proposer la prothèse totale de la hanche : 

  • Difficultés à monter les escaliers ou au chaussage
  • Diminution du périmètre de marche
  • Difficultés à réaliser les activités au quotidien

En réalité, il n’existe pas de critères chirurgicaux universels impliquant la pose d’une prothèse totale de hanche. Comme chaque situation est unique, le professionnel de santé doit évaluer avec le patient le rapport bénéfice-risque de l’intervention chirurgicale. Cette évaluation doit se baser sur la gêne occasionnée par l’arthrose, les antécédents médicaux du patient, son âge, etc. 

Les étapes de la pose d’une prothèse totale de hanche

La pose d’une prothèse totale de hanche se fait par étapes. 

Lors de la consultation, le chirurgien procède à des examens afin de confirmer l’indication opératoire. Après avoir examiné les amplitudes articulaires de la hanche du patient (flexion, extension, abduction, adduction, rotation interne et rotation externe), il vérifie s’il y a une inégalité au niveau de la longueur des membres inférieurs et détermine l’emplacement exact de la douleur. 

L’étape de la consultation chirurgicale consiste également à expliquer au patient :

  • Le déroulement de l’opération
  • Les suites postopératoires
  • Les éventuels risques spécifiques liés à l’intervention,s’il y en a

Le patient sera aussi informé sur les examens complémentaires à réaliser avant la chirurgie : radiographie du bassin, un bilan préopératoire adapté à chaque patient, recommandations, etc.

Comme pour toute intervention chirurgicale, une consultation d’anesthésie préopératoire sera réalisée, quelques semaines avant l’opération. Cette consultation se fera avec un médecin anesthésiste, afin de vérifier l’ensemble du bilan pré-opératoire prescrit par le médecin chirurgien. En fonction du profil de chaque patient, le médecin anesthésiste va choisir avec ce dernier le type d’anesthésie appropriée (anesthésie générale ou rachi anesthésie). Le patient sera toujours informé sur le déroulement de l’anesthésie et les risques potentiels. 

Bien que la pose de PTH puisse présenter des risques d’infection, le taux est inférieur à 1 %. Pour réduire ce risque à néant, le médecin va procéder à un bilan infectieux préopératoire. Pendant l’intervention, il va administrer des antibiotiques de manière à prévenir tout risque d’infection.