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Comment s’appelle une personne qui a 70 ans ?

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En 2018, plus de 760 000 personnes fêteront leurs 70 ans en France. Parmi eux, Andrée née à Lille, Jeanette, née à Liverpool, et Antje, née à Munich, en Allemagne. Nés juste après la Seconde Guerre mondiale, ils appartiennent à la même génération que Gérard Depardieu, Ozzy Osbourne ou Klaus Meine.

Leur adolescence a été marquée par l’assassinat de John F. Kennedy l’année de leurs 15 ans, mais aussi par la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie et la construction du mur de Berlin. Ils ont fêté leur 20e anniversaire en 1968, dansant sur Claude François, Sheila et les Beatles. Les hommes et les femmes portaient des cheveux longs, des pantalons taille haute et des jambes d’éléphant. Ils ont roulé en 2CV, rêvé des premiers pas de Neil Armstrong sur la lune et Andrée a voté pour la première fois lors de l’élection de Georges Pompidou . Leur génération a donc traversé pendant les premières années de sa vie, une période de profonds changements culturels, économiques et sociaux en Europe.

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L’arrivée des baby-boomers à 70 ans signifie une augmentation de la population à ces âges dans de nombreux pays. Si l’on compare la population âgée de 70 à 74 ans entre 2000 et 2020, la croissance de ce groupe d’âge est très nette dans de nombreux pays : 45 % au Royaume-Uni, 44 % en France, 26 % en Belgique et beaucoup plus faible en Allemagne ( 9 %), où le baby-boom a été beaucoup plus tardif et moins important.

Profitez de la vie comme un leitmotiv

Andrée est à la retraite depuis 10 ans, Jeanette depuis 7 ans et Antje depuis 5 ans. Ils ont trouvé leur rythme de vie en dehors du travail et ont eu le temps depuis plusieurs années de saisir un budget lié à leur pension de retraite. Même si leurs revenus ont diminué, ils n’ont pas renoncé à leurs activités et veulent continuer à s’amuser, tout en faisant quelques adaptations. Ainsi, lorsqu’Andrée part en voyage, elle part très rarement à l’étranger. Elle préfère rester en France, mais a des séjours plus longs que ses anciens collègues plus jeunes.

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Rester actif signifie également s’engager envers les autres et, à ce titre, l’engagement bénévole est une activité partagée par environ 30 % des personnes âgées d’environ soixante-dix ans, avec des différences selon les pays, les Allemands étant plus impliqués (33 %) que les Belges (24 %). Ainsi, Antje lit aux élèves âgés de 7 à 10 ans une fois par semaine. Jeanette et Andrée ne se sont pas engagées dans une association.

Un récent article paru dans Recherches & Solidarités montre que la proportion de bénévoles âgés de plus de 50 ans diminue depuis plusieurs années. C’est en effet l’une des caractéristiques des baby-boomers, qui sont un peu moins disposés à s’engager régulièrement dans une association que les générations précédentes, parce qu’ils souhaitent conserver une certaine liberté dans l’organisation de leur emploi du temps. Il faut donc s’attendre à une réduction de l’engagement associatif des septuagénaires actuels, les premiers représentants de la génération des baby-boomers.

De plus en plus problèmes de santé fréquents

Si à soixante-dix ans, les premiers baby-boomers veulent rester actifs et profiter de leur entourage, il ne faut pas oublier que les effets du vieillissement commencent à se faire sentir chez certains, et sont déjà très présents pour d’autres. La dimension sanitaire revêt une importance particulière dans la vie quotidienne des personnes, notamment en raison des maladies chroniques.

C’est le cas d’Antje, qui pratique de moins en moins d’activité physique depuis sa retraite et qui fait face à des problèmes de surpoids. Elle fait partie des 54,8% d’Allemands âgés de 65 à 74 ans qui souffrent d’hypertension artérielle . En Belgique, ils sont 37,3 %, en France 33,6 % et au Royaume-Uni 39,5 %.

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Au-delà des maladies chroniques, de multiples malaises physiques apparaissent qui peuvent entraver les activités. Jeanette souffre de douleurs articulaires comme 69 % des femmes anglaises âgées de 70 à 75 ans. Ces douleurs affectent 71% des Français du même groupe d’âge et 61 % des Allemands. Des adaptations sont donc nécessaires dans les activités, parfois même dans la vie quotidienne (travaux ménagers, soins, etc.).

A aidé et aidé

personnes dans les années 70 sont parfois appelées à prendre soin d’un être cher Les , avec une aide davantage axée sur le conjoint. Au Royaume-Uni, 65 % des aidants familiaux âgés de 65 à 74 ans aident leur conjoint, une proportion qui dépasse 75 % après 75 ans. Ce poste de soignant familial implique une attention quotidienne et peut avoir des répercussions sur la santé physique et psychologique des soignants.

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Ainsi, Jeanette accompagne son mari au quotidien, atteint d’Alzheimer, malgré ses douleurs articulaires. Elle l’aide à manger, marche avec lui et s’assure qu’il le lave tous les soirs.

Internet mais pas trop

Par rapport aux jeunes retraités, les personnes âgées de 70 ans sont moins présentes sur Internet. La proportion de ceux qui Le nombre de connexions journalières varie d’un pays à l’autre, les Britanniques étant plus nombreux que les Français, les Allemands et les Belges avec 66 %, 41 %, 46 % et 45 % des personnes âgées de 65 à 74 ans respectivement, mais il augmente fortement dans tous les pays. On voit donc le chiffre émerger avec les premiers retraités du baby-boom intéressés par les nouvelles technologies et actifs sur internet. Une attitude qui leur permet de maintenir des liens sociaux réguliers.

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Andrée utilise donc régulièrement Skype pour discuter avec ses petits-enfants, partis étudier à l’étranger. Sa fille vient l’aider ponctuellement dans ses démarches administratives en ligne : électricité, taxes, tenue de compte bancaire, etc. Jeanette publie régulièrement des photos de ses enfants et petits-enfants sur Facebook et utilise la messagerie instantanée presque tous les jours. Antje est complètement perdue et ne fait pas confiance à Internet. Elle ne l’utilise que lorsqu’elle le doit.

Être 70 ans, c’est regarder en arrière votre retraite, avoir réalisé certains projets qui vous tenaient à cœur et en avoir abandonné d’autres. Mais les baby-boomers qui entrent dans leur septième décennie se distinguent des générations précédentes par leur désir de rester actifs, malgré une fragilité physique croissante .

Comme nous l’avons vu dans l’indicateur de bonheur des femmes, les femmes de 75 ans ont noté leur bonheur le plus élevé avec un score de 7,9/10. Ainsi, pour les seniors qui auront 70 ans en 2018, 2023 devrait être une année de bonheur  : sagesse, résilience, altruisme et patience sont sans aucun doute les maîtres mots de cette tranche d’âge.

Source : Conseil senior dans la sphère