Reconnaître les signes des troubles cognitifs au quotidien

Certains noms de médicaments s’inscrivent dans la routine médicale sans qu’on en mesure toujours l’impact sur la cognition. Deux familles sont à surveiller : les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase, abrégés IAche, et la mémantine. Trois molécules phares composent le groupe des IAche : donépézil (commercialisé sous le nom d’Aricept), rivastigmine (Exelon) et galantamine (Reminyl).

Au quotidien, reconnaître les signes de troubles cognitifs peut vite devenir un vrai défi.

Quand on parle de « troubles cognitifs », il s’agit d’un ensemble de symptômes : pertes de mémoire, changements d’humeur, difficultés pour communiquer ou raisonner. Derrière ce terme se cachent de multiples réalités, dont la maladie d’Alzheimer ou la démence d’origine vasculaire, qui sont les plus fréquemment rencontrées.

Au-delà de ces exemples connus, plusieurs autres troubles cognitifs existent.

Ces affections prennent des formes variées. Voici les trois principales :

  • L’amnésie, autrement dit une perte de mémoire plus ou moins marquée.
  • La démence, qui correspond à une altération progressive et pathologique des fonctions intellectuelles.
  • Le délire, caractérisé par une désorganisation aiguë de la pensée.

Lorsque les troubles cognitifs sont liés à des problèmes vasculaires, les symptômes peuvent aller d’un simple oubli à des difficultés bien plus lourdes : attention, langage, mémoire ou capacité à résoudre des problèmes sont atteints. La démence vasculaire en représente la forme la plus sévère.

Et lorsqu’il s’agit de trouver des solutions thérapeutiques ?

Plusieurs traitements médicamenteux existent pour accompagner les personnes concernées :

  1. Des stimulants qui contribuent à augmenter la concentration ou soutenir la mémoire.
  2. Des antidépresseurs, utiles lorsque la dépression joue un rôle dans la baisse des facultés cognitives.
  3. Des médicaments diminuant la somnolence, en particulier chez ceux qui prennent des antalgiques puissants comme la morphine.

Mais au-delà des traitements, la communication reste une clé pour préserver le lien avec une personne en perte d’autonomie intellectuelle. Parler calmement, employer des mots simples, formuler une seule consigne à la fois et accompagner le discours de gestes clairs : voilà ce qui aide. Prendre patience, éviter les interruptions brusques et soutenir la personne dans l’expression de ses idées font la différence.

Quels sont les principaux troubles neurocognitifs ?

Si Alzheimer est bien la pathologie la plus fréquente, d’autres troubles neurocognitifs existent :

  • La maladie de Creutzfeldt-Jakob.
  • La dégénérescence frontotemporale.
  • La maladie à corps de Lewy.
  • Les troubles neurocognitifs mixtes.
  • Les maladies cérébrovasculaires, qui arrivent en deuxième position par leur fréquence.

Comment limiter le risque de troubles cognitifs ?

Une hygiène de vie équilibrée joue un rôle positif : alimentation variée, sommeil réparateur, consommation modérée d’alcool, arrêt du tabac, sans oublier le suivi médical pour contrôler la tension, le cholestérol ou le diabète.

Pourquoi le terme « démence » a-t-il laissé place à « trouble neurocognitif majeur » ?

Le vocabulaire médical évolue. Le mot « démence » a été abandonné au profit de « trouble neurocognitif majeur » (CND), jugé plus précis et moins stigmatisant. Ce changement de terminologie met l’accent sur la nature pathologique des troubles de la mémoire, sans jugement de valeur.

Qu’est-ce qu’un trouble neurocognitif ?

Les troubles neurocognitifs désignent une perte progressive des capacités mentales, au point de rendre difficile la gestion autonome du quotidien.

Qu’appelle-t-on syndrome confusionnel ?

Le syndrome confusionnel se manifeste par une altération soudaine et fluctuante des fonctions intellectuelles, le plus souvent réversible. On observe une incapacité à maintenir l’attention, une désorientation, des difficultés à raisonner clairement et des variations du niveau de vigilance.

À qui s’adresser en cas de troubles cognitifs ?

Le diagnostic repose sur l’évaluation du médecin généraliste, du psychiatre ou du neurologue. Ces professionnels analysent les résultats des examens cérébraux et des tests de capacité pour mesurer la gravité du trouble et organiser le suivi.

Comment accompagner une personne âgée touchée par des troubles cognitifs ?

La prise en charge combine soins infirmiers, séances de kinésithérapie, interventions d’orthophonistes. L’aide à domicile relève de dispositifs sociaux, partiellement financés par les mutuelles ou l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Comment échanger avec une personne souffrant de pertes de mémoire ?

Mieux vaut éviter les surprises. Avancer doucement, se mettre à la hauteur de la personne, établir le contact visuel et s’assurer de son attention avant de parler : autant de gestes qui facilitent l’échange. Un ton de voix apaisant et rassurant soutient la compréhension et encourage la participation.

Comment dialoguer avec une personne atteinte de démence ?

Quelques principes facilitent la communication avec une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer :

  1. Attirer l’attention de la personne en se présentant face à elle, en prenant la main si besoin, pour instaurer la confiance.
  2. Favoriser la discussion en utilisant un langage clair et en posant des questions courtes et précises.

Quels troubles relèvent de la neurologie ?

La neurologie recouvre de nombreuses maladies, parfois très différentes. Alzheimer, Parkinson, accidents vasculaires cérébraux, sclérose en plaques, maladie de Charcot, tumeurs cérébrales ou maladie de Ménière en font partie. Les migraines et l’épilepsie sont également concernées.

Quelles pathologies affectent la mémoire ?

La maladie d’Alzheimer illustre la progression d’une atteinte neurodégénérative de la mémoire et des fonctions intellectuelles, souvent accompagnée de troubles du comportement. La perte d’autonomie s’accentue peu à peu.

Que désigne l’anosognosie ?

L’anosognosie correspond à une méconnaissance de sa propre maladie, fréquente chez certains patients atteints d’Alzheimer. Il ne s’agit pas d’un simple refus d’admettre la maladie, mais bien d’une conséquence neurologique d’une lésion cérébrale.

Pourquoi le déclin cognitif s’accentue-t-il avec l’âge ?

Le vieillissement ralentit le renouvellement des cellules cérébrales, ce qui explique que les troubles cognitifs s’installent plus fréquemment chez les personnes âgées. Résultat : les gestes et raisonnements du quotidien nécessitent davantage d’efforts.

Quels sont les premiers signaux d’une démence ?

Les signes précoces qui doivent alerter sont les suivants :

  • Altération de la mémoire.
  • Difficultés de langage.
  • Modification du comportement ou de la personnalité.
  • Désorientation dans le temps ou l’espace.
  • Complications lors des tâches du quotidien.
  • Comportements inadaptés ou déroutants.

Comment définir un trouble du comportement ?

Les troubles du comportement se manifestent par des réactions ou des attitudes décalées par rapport à la situation. Ils peuvent concerner différents aspects de la vie : alimentation, humeur, sexualité, entre autres, et s’exprimer par excès ou par absence de réaction.

Comment repérer un état confusionnel ?

Certains symptômes doivent faire penser à une confusion aiguë :

  1. Difficultés de concentration et d’attention.
  2. Variations du niveau de vigilance.
  3. Problèmes de mémoire.
  4. Troubles du langage, parfois incohérent.
  5. Désorientation.
  6. Hallucinations possibles.

Quelles sont les origines d’une confusion mentale ?

On recense plusieurs causes et facteurs de risque, parmi lesquels :

  • Syndrome méningé
  • Augmentation de la pression à l’intérieur du crâne
  • Atteinte du cortex cérébral, notamment dans certaines lésions de l’hémisphère mineur
  • Crises d’épilepsie
  • Tumeur cérébrale dans l’hémisphère mineur (associée à une hypertension intracrânienne ou à l’épilepsie)

Quels signes caractérisent la confusion mentale ?

La confusion mentale se traduit par des pensées embrouillées, désorganisées. La personne perd ses repères dans le temps et dans l’espace, l’attention et la mémoire sont altérées. Souvent, elle ne reconnaît plus ses proches ou ne sait plus où elle se trouve, donnant l’impression d’être perdue dans son propre environnement.

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