Fête des grands-pères : le 2 octobre, date des célébrations ?

Le 2 octobre ne s’impose pas dans l’agenda républicain, mais depuis 2008, la fête des grands-pères s’invite chaque année dans les foyers français. Son rendez-vous, glissant au fil du calendrier, se cale sur le premier dimanche d’octobre. De quoi semer parfois le doute sur la date précise, mais aussi inscrire cette célébration dans un rythme familial propre, loin des automatismes.

À l’inverse de certaines journées inscrites dans la tradition ou le calendrier religieux, la fête des grands-pères est née d’une volonté individuelle. Pas d’institution ou de rite qui l’impose : son existence, toute récente dans l’histoire familiale, en fait une occasion singulière. Elle navigue entre jeune coutume et marque d’affection personnelle, chacun y puisant ce qui lui parle le plus.

La fête des grands-pères : une célébration récente et pleine de sens

Depuis 2008, la fête des grands-pères s’est fait une place dans le calendrier familial français. Elle doit son existence à Franck Izquierdo, auteur jeunesse et peintre, qui a souhaité mettre en lumière le rôle discret mais fondamental de ces hommes au sein de la famille. À ses débuts, le secrétariat d’État chargé des aînés a soutenu cette initiative, marquant la volonté de valoriser la place des grands-pères dans nos vies. La célébration se révèle souvent intime, loin des projecteurs.

La fête des grands-pères ne bénéficie pas de la notoriété de la fête des grands-mères, mais elle réunit tout de même près de six millions de personnes chaque année. Pas de battage commercial ou de vitrines débordantes : ici, on privilégie les gestes sincères. Un repas partagé, un mot manuscrit, le dessin maladroit d’un petit-fils… La tradition se tisse dans ces moments simples qui rapprochent les générations et renforcent la transmission des valeurs.

Quelques chiffres donnent la mesure : en France, un homme devient grand-père, en moyenne, à 56 ans. C’est un passage qui appelle à redéfinir sa place : soutien, mémoire vivante, repère pour les plus jeunes. La fête des grands-pères donne l’occasion de mettre en avant ce rôle, souvent discret, pourtant central dans la dynamique familiale.

Pour mieux comprendre, voici ce qui distingue cette fête :

  • Histoire fête : lancée en 2008 à l’initiative de Franck Izquierdo
  • Tradition : transmission, valeurs familiales, liens consolidés
  • Spécificité française : journée non officielle, mais de plus en plus célébrée

Pourquoi le 2 octobre ? Comprendre la date et son évolution

La fête des grands-pères en France se célèbre le premier dimanche d’octobre, et non systématiquement le 2 octobre. Ce choix s’inspire de la fête des grands-mères, calée sur le premier dimanche de mars. La logique est simple : s’adapter au rythme familial et permettre à tous de se retrouver le temps d’une journée, sans pression liée à la rentrée ou aux vacances scolaires.

Alors, d’où vient le 2 octobre ? Cette date correspond en fait à la Festa dei nonni italienne, instaurée en 2005 et associée à la fête des anges gardiens. La France a préféré opter pour un dimanche, facilitant ainsi la disponibilité des familles. Les traditions varient ailleurs : le 22 janvier en Pologne (Dzień Dziadka), le 28 août au Mexique (Día del Abuelo), le troisième lundi de septembre au Japon (Keirō no hi).

Voici comment d’autres pays organisent leur propre fête des grands-pères :

  • Aux États-Unis et au Canada, la célébration se tient en septembre : elle a été reconnue officiellement en 1978 outre-Atlantique, puis en 1995 au Canada, sous l’impulsion de Jimmy Carter et d’associations représentant les aînés.
  • À Taïwan, la fête a lieu le dernier dimanche d’août.

Cette diversité de dates traduit la richesse culturelle des célébrations familiales. En France, le choix du dimanche d’octobre s’est imposé, loin des logiques marchandes, pour coller au mieux à la réalité de la vie de famille.

Des idées de cadeaux attentionnés pour faire plaisir à son grand-père

Depuis sa création en 2008 par Franck Izquierdo, la fête des grands-pères mobilise chaque année plusieurs millions de Français. La journée privilégie la simplicité et l’authenticité, laissant de côté l’excès de consommation.

Pour marquer le coup, rien ne vaut un cadeau personnalisé. Les objets faits main, dessins, poèmes, albums photos, remportent toujours l’adhésion. Un carnet dans lequel chaque membre de la famille glisse un mot ou une anecdote devient vite un trésor pour celui qui le reçoit. Un objet du quotidien, personnalisé d’une gravure ou d’un message, rappelle chaque jour l’affection portée par les siens.

Beaucoup optent pour une activité partagée : promenade, atelier bricolage, jardinage, ou même un repas cuisiné ensemble. Ces instants deviennent alors des souvenirs, et la fête remplit pleinement sa fonction : renforcer les liens et perpétuer la tradition familiale.

Pour ceux qui aiment lire ou s’intéressent à l’histoire, offrir un livre de généalogie, une édition collector ou un abonnement à une revue spécialisée peut toucher en plein cœur. Certaines familles créent même une vidéo où chacun adresse un message, à visionner tous ensemble le jour J. Ici, l’émotion prime sur la valeur matérielle, et la pluralité des attentions témoigne de la richesse du lien entre petits-enfants et grands-pères, qui, rappelons-le, prennent ce rôle autour de 56 ans en France.

Famille multigenerations dans un jardin en automne

Moments à partager : conseils et inspirations pour rendre cette journée inoubliable

La fête des grands-pères s’invite dans la vie de famille comme un temps fort pour la transmission et la convivialité. Inutile d’organiser une grande réception : parfois, quelques gestes suffisent pour rendre la journée mémorable.

  • Un déjeuner familial autour des plats préférés du grand-père : l’occasion de ressortir de vieilles recettes ou d’en découvrir de nouvelles ensemble.
  • Une activité intergénérationnelle : bricolage, jardinage ou simple promenade, où chacun partage une anecdote. Ces moments favorisent l’écoute et l’échange, moteurs du lien familial.
  • Un temps de discussion sur l’histoire familiale : sortir les albums, évoquer les souvenirs, laisser les petits-enfants poser leurs questions. La parole circule, la mémoire s’enrichit.

Certaines écoles participent aussi à la fête : des classes organisent des ateliers collectifs ou préparent des cartes pour les grands-pères. L’initiative des enseignants donne une dimension festive et créative à la journée, valorisant la place des aînés aux yeux des enfants.

Ce qui compte, c’est la sincérité. Un mot, une attention, une présence : la fête des grands-pères s’incarne dans la complicité, loin de toute quête d’accumulation. C’est là qu’elle prend tout son sens, et c’est ainsi qu’elle s’ancre, durablement, dans le cœur des familles.

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