Les principales aides à l’embauche à connaître en 2024

Le plan de bataille a été lancé en plein cœur de l’été 2020. Jean Castex, alors Premier ministre, a frappé fort : 6,5 milliards d’euros mobilisés pour ouvrir les portes du travail aux jeunes, durement touchés par les secousses de la crise sanitaire. Résultat : une batterie de dispositifs déployés à grande échelle pour soutenir les embauches. Mais derrière ces montants et ces annonces, quels leviers concrets pour les employeurs ? Tour d’horizon des aides à connaître pour 2024.

Assistance au recrutement pour les contrats d’alternance et d’apprentissage

Depuis l’été 2020, toute entreprise qui recrute un jeune en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation accède à une aide revalorisée. Ce coup de pouce vise à garantir l’accès à l’emploi et à la formation pour les jeunes, tout en allégeant la charge des employeurs qui hésitent à embaucher en pleine incertitude économique.

Ce dispositif a été prolongé : les contrats signés jusqu’au 30 juin 2022 restent éligibles. Pour activer cette aide, la procédure est simplifiée à l’extrême : aucun dossier complexe à monter, il suffit d’envoyer le contrat à l’OPCO (opérateur de compétences) dans les cinq jours ouvrés suivant la prise de poste.

Voici ce que prévoit l’aide financière, selon l’âge de la personne recrutée :

  • 5 000 euros pour chaque apprenti de moins de 18 ans
  • 8 000 euros pour chaque apprenti majeur

Les entreprises de moins de 250 salariés profitent d’une absence de plafond : le nombre d’apprentis embauchés n’est pas limité par cette aide. Le versement s’effectue chaque mois, tout au long de la première année du contrat. Pour maintenir le paiement, l’employeur doit simplement déclarer chaque mois les informations liées au contrat dans la DSN (déclaration sociale nominative), ou adresser le bulletin de paie à l’Agence de services et de paiement dans le cas des contrats de professionnalisation.

Primes à l’embauche pour les jeunes de moins de 26 ans

Autre levier, et non des moindres : une aide directe de 4 000 euros pour tout recrutement à temps plein d’un jeune de moins de 26 ans, sous CDI ou CDD d’au moins 3 mois. Initialement mise en place pour répondre à l’urgence, cette mesure s’est étendue aux contrats signés entre août 2020 et mai 2021.

Pour en bénéficier, la demande doit intervenir dans les quatre mois qui suivent la signature du contrat. Concrètement, pour les derniers contrats éligibles, la démarche devait être finalisée avant le 30 septembre 2021. L’aide est proportionnelle au temps de travail et à la durée du contrat. Elle vise à compenser, sur la première année, tout ou partie des cotisations sociales que l’employeur doit régler pour ce nouveau salarié.

Quelques critères sont à respecter : le salarié doit avoir moins de 26 ans et percevoir une rémunération brute qui n’excède pas le double du Smic horaire. Une fois la demande déposée, l’Agence de services et de paiement (ASP) prend en main le versement de la subvention.

À travers ces dispositifs, les entreprises disposent de moyens concrets pour parier sur la jeunesse, sans se heurter au vertige des charges. Derrière chaque contrat signé, c’est un pas de plus vers une reprise vivante du marché du travail. Reste à savoir si, cette fois, ces mesures ouvriront la voie à des parcours durables, ou s’il faudra encore inventer d’autres outils pour que l’élan ne retombe pas.

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